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Histoire
de la francophonie The
Grand Old Man of the Yukon
TREMBLAY,
Pierre Nolasque - Il est né en 1860 à
Sainte-Anne de Chicoutimi, au Québec. Il n'aime pas
le travail agricole, alors il quitte sa ville natale à
21 ans pour chercher fortune. D'une tentative à une
autre, il finit par atteindre le Yukon en 1886. Il trouve
de riches filons d'or dans le ruisseau Miller, un affluent
de la rivière Sixtymile (C. GIRARD et R. LAROCHE. Un
jardin sur le toit, p. 78. ).
En
1893, il se rend aux États-Unis pour revoir sa famille
et pour organiser la poursuite de ses travaux de prospection.
C'est lors de ce voyage qu'il épouse Émilie
Fortin (Tremblay), dont le nom est bien connu puisque l'école
française de Whitehorse a été nommée
en son honneur. Le couple passe l'hiver de 1894-1895 au Yukon.
En 1898, après un séjour de trois ans au Québec
et aux États-Unis, les Tremblay reviennent en pleine
Ruée vers l'or. Il est trop tard pour obtenir des concessions
sur les ruisseaux les plus riches. Jack (on le surnomme ainsi
dans le Klondike puisque les anglophones ont de la difficulté
à prononcer son nom) travaille donc pour d'autres,
surtout sur les ruisseaux Eldorado et Bonanza. Il devient
contremaître sur la riche concession n° 17 de l'Eldorado,
puis propriétaire du n° 14 sur le Bonanza. Il fait
de la prospection et de l'exploitation minière jusqu'en
1913.
M.
Tremblay passe ensuite des années tranquilles à
Dawson où sa femme tient un magasin. Il s'éteint
à Dawson le 16 juillet 1935 à l'âge de
75 ans. Les journaux de l'époque font son éloge
en l'appelant «The Grand Old Man of the Yukon».
Il était, à sa mort, le plus ancien résident
de la région de Dawson, reconnu pour ses grandes qualités
humaines. Il a en effet souvent été considéré
comme un héros à cause de son courage et de
sa charité peu commune (M. BOBILLIER. Une pionnière
du Yukon., p. 70; C. GIRARD et R. LAROCHE. Un jardin sur le
toit, p.87).
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